Colombani Avocat
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AZINCOURT: Reconstitution de scène de crime et procès médiéval
22/06/2015

AZINCOURT: Reconstitution de scène de crime et procès médiéval

Présentation du "Cold Case" le 13 juin dernier à AZINCOURT:

Dans la ligne du projet Gallois de Fougières, premier gendarme tombé à AZINCOURT, et afin de faire découvrir au plus grand nombre et plus particulièrement aux scolaires la société du Moyen-Âge, la Région de Gendarmerie du Nord Pas de Calais et le Centre Historique d'AZINCOURT ont décidé, en s'appuyant sur la commémoration du 600ème anniversaire de la bataille d'Azincourt (62), de présenter un événement réunissant une scène de crime et un procès médiéval. (Plaidoirie de jacques louis colombani)

Le parti a été pris de placer le spectateur devant une situation anachronique  mettre en œuvre des moyens de police technique et scientifique pour résoudre un crime et de le plonger dans un procès vieux de 600 ans.

 Les moyens de la police technique et scientifique sont dorénavant connus du plus grand nombre. Nous allons donc utiliser un outil connu et qui suscite l'intérêt chez les plus jeunes. L'anachronisme voulu ne va pas obscurcir les esprits, bien au contraire. Cela va permettre, avec une réflexion actuelle, de se plonger dans une histoire d'homicide commise en 1415.

Une fois les investigations et constations réalisées, les enquêteurs ont appréhendé l'auteur. Mais que se serait-il passé sir le crime avait été commis en 1415 ?

Le spectateur a été plongé au sein de l'auditoire*. Les gens de justice de cette fin d'année 1415, ont jugé un noble qui s'est rendu coupable d'un meurtre. Et de découvrir, pour les spectateurs que la justice du Moyen-Âge s'appuyait déjà sur des règles et coutumes strictes, que l'on ne jugeait pas de façon arbitraire même si la torture était largement employée. L'accusé avait le droit de se défendre, il avait un avocat et  pouvait faire appel devant le roi de France.

 C'est la présence d'ossements humains dans un enclos à cochons qui est à l'origine de cette affaire non résolue. Les gendarmes de la brigade de le Parcq (62) interviennent sur les lieux de cette macabre découverte qui leur laisse présager une origine criminelle.

Les spectateurs ont assisté au déploiement des moyens de police technique et scientifique et ont pu prendre connaissance de la gestion d'une scène de crime, le gel des lieux et l'emploi de tout l'arsenal mis à disposition des enquêteurs. Ce qui leur est joué dans les feuilletons télévisés va leur être présenté. Comment, à partir d'indices et de constations faites sur le terrain, détermine t-on l'implication de telle personne et en discrimine t-on une autre ?

L'auteur de l'homicide ainsi confondu par des éléments matériels va devoir répondre de ses actes devant la justice.

Et si cette affaire criminelle s'était produit après la terrible bataille d'Azincourt ? Et si la veuve du seigneur d'Azincourt avait disparue sans laisser de trace ? Quels étaient alors les moyens d'investigations en ce début du XV ème siècle ?

Mutatis mutandis on se retrouve au sein d'une salle d'audience dit « auditoire ». Sont présents les gens de justice et l'accusé. Ces acteurs de la justice du comte de Saint Pol vont se présenter et un parallèle sera fait avec le juge, le procureur de la République, l'avocat et le greffier  personnages que l'on retrouve dans le procès actuel.

La phase enquête va être décrite et le procès va commencer. Chaque partie va s'exprimer et se défendre devant une justice qui a lancé les bases de notre système judiciaire actuel.

L'histoire d'un homicide vieux de 600 ans va permettre de se familiariser avec la société médiévale.

Les « acteurs » de cet événement sont des professionnels qui travaillent dans le monde de l'enquête et de la justice. Gendarmes, magistrat honoraire, avocat, délégué du Défenseur des droits et historiens médiévistes se sont engagés afin de vous faire découvrir un monde souvent décrit comme obscur, frustre sans finesse. Un monde sans droit et sans beauté.

Cette immersion dans une histoire de meurt nous a fait découvrir une des facettes de la société médiévale. 

  

* L'auditoire était le lieu public où se rendait la justice des Seigneurs. Il était d'aspect décent garni du mobilier nécessaire avec un crucifix au mur (on jugeait devant Dieu).

Limites du projet

Les professionnels qui se sont engagés dans ce projet et qui qui ont interpréter un rôle dans cette reconstitution de procès médiéval ne sont pas des acteurs.

Ils ont interprété un rôle et n'ont pas « jouér » ce rôle. Ces professionnels ont transposé, dans cette reconstitution de procès médiéval,  ce qu'ils font dans leur vie professionnelle.

Les sources historiques permettent de connaître les coutumes et les règles de la justice du bas Moyen-Âge. Pour des questions pratiques, la phase d'instruction  l'enquête qui débouche sur le procès, va être expliquée en voix off. Le public va être immergé dans la pratique judiciaire de l'époque afin de mieux appréhender la reconstitution du procès qui va lui être proposé.

Toujours dans un soucis de mieux aborder  le thème de la justice, des outils pédagogiques vont être disposés au sein du Centre historique médiéval d'Azincourt.

Les DVD « Justice en clair » et « Délits flagrants » vont être visibles sur des écrans d'ordinateur.

Deux dioramas « Playmobils » vont reconstituer un procès médiéval et une cour d'Assises actuelle. Les « Playmobils » seront revêtus des tenues des gens de justice du Moyen-Âge et des magistrats du XXIème siècle.

Des fiches techniques expliquant le rôle de chacun seront également proposées au public.

 

Contact Chef d'Escadron, F. EVRARD, Officier comminication Région de Gendarmerie 

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