Regard sur les anonymous
03/02/2016
A l'heure où des sénateurs cacochymes pensent qu'en décrétant sur un mode incantatoire qu'il est interdit de dupliquer des sites interdits et surtout qu'il est possible de rendre effective cette interdiction, je propose un clin d'oeil sur le livre de Gabriella Coleman
Il y a presque dix ans – avant WikiLeaks, Occupy Wall Street et le Printemps arabe –, l’anthropologue Gabriella Coleman se plongeait dans l’étude d’un phénomène mondial alors en pleine expansion: la communauté de hackers au masque désormais célèbre, Anonymous. Après quelques mois, elle était devenue si étroitement liée au groupe – tantôt confidente, tantôt interprète ou porte-parole – que ce statut ambigu, atypique, avait pris une place centrale dans son travail. C’est depuis cette zone liminaire que ce récit entreprend de cerner la nébuleuse, à la manière d’un journal d’enquête anthropologique.
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